14 décembre 2025 – Montagne de Buisseron

Pour notre dernière sortie dominicale de l’année 2025, nous sommes 14 randonneurs à profiter d’une magnifique journée ensoleillée.
Nous nous garons au cimetière du Poët-Sigillat et traversons le village en suivant le PR en direction de Charrière Vieille. Nous avons une jolie vue sur le fond de la vallée de l’Ennnuyé où une petite mer de nuages recouvre Sainte-Jalle.


Il a gelé pendant la nuit, mais nous ne tardons pourtant pas à quitter les vestes dès que le chemin entame une petite grimpette au soleil. La piste cède bientôt la place à un charmant sentier, presque à l’horizontale, qui traverse plusieurs ravines. Quelques pins et chênes rabougris essaient de vivre sur ce sol pauvre de calcaire argileux, mais il y a surtout des genets à balai et genets scorpions qui nous griffent les mollets. Qu’importe !
A Charrière Vieille, nous continuons tout droit vers Charbonnière où nous retrouvons une piste qui monte au nord vers les crêtes. La pente s’accentue, le groupe s’étire. Nous nous retrouvons tous au terminus matérialisé par l’épave d’une Dauphine qui gît là depuis quelques décennies. (elle n’a pas pu aller plus loin : c’était le bout de la piste).

Petite pause pour grignoter et récupérer de nos efforts avant les prochaines difficultés.
Il n’y a plus de chemin. Nous suivons des marques sur les arbres, probablement faites par les chasseurs, qui nous guident, sur une pente raide et accidentée, jusqu’en crête. Commence notre progression vers le sud-est sur la crête de Buisseron, sur un sentier qu’il faut deviner. Des trouées à travers les arbres nous permettent d’apercevoir les massifs enneigés du Dévoluy et des Ecrins. A l’approche du sommet, un petit passage aérien le long d’une barre rocheuse requiert un peu de prudence et d’attention.

Au sommet, vue à 360° : Ventoux, Lance, Angèle, Glandasse, chaîne des Alpes.
Nous faisons notre pause casse-croûte là, face au Ventoux. ( coté nord le sol est encore gelé).
Micro-sieste, il faut repartir. Nous descendons dans l’ubac vers le col d’Ambonne, dans les buis et les hêtres.


Au Col, nous prenons la direction Tarendol. Un petit raidillon permet aux sportifs de faire un peu de cardio. Puis nous entamons la descente vers le Plan d’Aubres. Un parapentiste tournoie tout près de nous cherchant un courant ascendant.

Nous regagnons nos voitures par une longue piste, nous arrêtant de temps à autres pour un commentaire du paysage par le géologue de l’équipe.

Et bien sûr, nous terminons cette sortie par un verre pris tous ensemble au café de Sainte-Jalle où nous commençons à avoir nos habitudes.
Aline

Merci Aline pour cette super randonnée. Avec ce soleil c’était magique.