4 février 2024 – Chantemerle-lès-Grignan

Nous sommes un bon groupe de 18 randonneurs à partir à la découverte du Plateau de Rouvergue et des crevasses de Chantemerle-lès-Grignan par une belle journée d’hiver ensoleillée et un peu ventée.
Nous nous garons au village de Chantemerle et empruntons la petite route qui monte au sud vers le Rouvergue. En chemin nous laissons à notre droite le sentier des crevasses (où nous passerons le soir) et suivons une piste d’abord vers l’est, longeant le bord du plateau, dominant Chantemerle, puis nous obliquons vers le sud à travers les bois essentiellement composés de broussailles et de chênes verts rabougris : le sol caillouteux et aride ne permet pas le développement de grands arbres.

Nous atteignons le vallon de Saint-Chande, à sec, et suivons la route sur 500m avant de sauter le ruisseau pour trouver un sentier plus agréable : le chemin du Lèbre. Nous nous arrêtons un instant devant le pont du Martinet enjambant le ruisseau. C’est un aqueduc datant probablement du moyen-âge, qui fournissait de l’eau pour l’irrigation et surtout de l’énergie hydraulique pour actionner un martinet (gros marteau) qui servait ici à la fabrication de poudre pour les cartouches. D’autres martinets, ailleurs servaient généralement à battre les métaux.
Au hameau des Bas-Barquets, c’est la petite chapelle qui retient notre attention.
Puis nous remontons vers le plateau par le vallon du Bavou et arrivons au Bassin des Druides : cuvette creusée dans la pierre au Néolithique, vraisemblablement pour recueillir les eaux de pluie.

Après avoir retraversé le ruisseau de Saint-Chande plus en amont, petite pause déjeuner dans un coin ensoleille, abrité par un talus. Nous reprenons notre chemin, de pistes en petits sentiers, découvrons quelques belles fermes en pierres, restaurées.
Au Pas de Clavel nous remontons la piste vers le nord, passant devant un élevage de chèvres.
Nous sommes maintenant sur le bord ouest du plateau : à notre gauche le village de La Garde Adhémar sur sa colline et en face de nous Valaurie et Roussas.

Nous quittons la piste pour un petit sentier suivant le bord des crevasses. Quelques arrêts pour nous pencher prudemment. C’est impressionnant : falaise à pic et grandes « tranches » de rocher s’écartant du plateau. Nous cheminons ainsi pendant plus d’un km, surplombant le précipice, puis à l’extrémité des crevasses nous trouvons un sentier à notre gauche, qui nous ramène vers l’arrière, mais cette fois dans le fond de la crevasse que nous avions suivie d’en haut. Le sentier sinueux tracé dans la végétation nous conduit entre 2 murs de roches de peut-être 20 m de haut.
Le lierre, énorme grimpe sur les rochers et les arbres. La fraîcheur et l’ombre permettent le développement de fougères et d’une végétation fournie.
Un passage étroit entre la falaise et un bloc détaché nous attire. Un peu trop sportif pour nous : nous passons de l’autre côté du bloc.

Après 500m, des panneaux « défense d’entrer » et un chemin de plus en plus accidenté nous arrêtent ; nous faisons demi-tour et regagnons la petite route empruntée le matin et qui nous ramène aux voitures.

Un site étonnant qui fut une découverte pour beaucoup d’entre nous
A.B

Merci Aline pour cette randonnée étonnante.