L’automne est là ; c’est la descente des troupeaux.
7 randonneurs partent vivre cette expérience dans le Vercors.
Nous partons de Nyons le 3 octobre à 7h pour arriver sous un beau soleil au parking de Beurre (proche du col de Rousset) vers 9h15. Nous y rencontrons Julie, l’éleveuse, venue avec son équipe pour installer les filets où seront parquées les brebis, le soir. Nous nous dépêchons car nous voulons arriver à la Grande Cabane avant le départ des brebis prévu en début d’après-midi. Nous empruntons le GR pour nous rendre sur les crêtes de Beurre ; pendant l’ascension nous apercevons vers le sud-ouest la forêt de Saou et Couspeau, plus loin nos montagnes du Nyonsais. Au But Sapiau (1619 m) nous sommes en haut des falaises, sculptées par l’érosion qui a fragmenté la roche en un empilement de cubes. Nous suivons la crête vers l’est : à notre gauche, les pelouses du Plateau de Beurre et ses remontées mécaniques, à droite, en contrebas la vallée de Romeyer qui monte jusqu’au Pas de Chabrinel.



Au Pas des Econdus nous quittons la crête pour reprendre le GR et suivre le chemin pris par le troupeau au printemps. Arrivée à la Grande Cabane vers 12h30. Les bergers et éleveurs sont attablés devant la cabane. L’ambiance est à la fête. Nous nous installons dans l’herbe pour manger nos casse-croûte. A peine le temps de souffler, c’est le moment de repartir.


Le troupeau est parqué en contre-haut de la cabane, les bergers ouvrent les filets, c’est le départ.
Jérémy, le compagnon de Julie ouvre la marche et appelle les bêtes, les autres dont nous faisons partie se placent sur les côtés pour éviter que les brebis ne s’écartent trop, ou plus tranquillement à l’arrière pour profiter du spectacle.



Il fait chaud, les brebis maintenant en fin de gestation sont lourdes et ont du mal à avancer. Nous mettrons 4 heures pour parcourir les 8 km qui nous ramènent au parking. Là, les brebis sont enfermées dans le parc. Nous descendons tous au Col du Rousset pour le repas du soir au resto (tradition établie par Julie). Les chauffeurs des camions sont arrivés et mangent avec nous. Nous remontons dormir dans le chalet à proximité du troupeau.



Le lendemain, à notre réveil le brouillard nous entoure. Avant le jour les chauffeurs ont positionné leurs camions et installé des barrières pour guider les brebis. On embarque. Petit lot par petit lot, les bergers amènent les brebis et les chauffeurs les font monter et les répartissent dans leurs camions.
A 9h30 le troupeau et chargé et les chauffeurs profitent d’un petit déjeuner copieux avant de prendre la route.



Nous faisons nos adieux à tous, et repartons ne sachant pas si la météo nous permettra de faire la rando prévue à Chironne. Mais à la sortie du tunnel du Rousset, côté Diois, ô miracle, le soleil est là.Nous nous garons au bord de la route et regagnons le GR en direction des Rochers de Chironne.
Nous empruntons une ancienne voie romaine taillée dans la falaise : en regardant en contre-bas nous voyons « nos camions » descendre lentement, dans les lacets de la route.




Plus loin, à l’entrée des pelouses, nous prenons vers l’ouest, dans la forêt de hêtres pour rejoindre le bord de falaise. Le brouillard s’accroche encore sur les cimes et en face sur le Plateau de Beurre, nous empêchant de voir notre itinéraire de la veille. Nous poursuivons sur la bande étroite de pelouse jusqu’au But de l’Aiglette puis descendons au Col de Vassieux, dans les hêtres. Nous pique-niquons en compagnie d’un troupeau de vaches et reprenons notre chemin par le GRP dans une très belle forêt en exploitation. Nous retrouvons les pelouses peu avant le col de Chironne et sa bergerie ou le berger prépare aussi son départ. Nous revoilà bientôt sur la voie romaine et nous rejoignons nos voitures.




Nous aussi, comme les bergers quittons l’alpage.
A l’année prochaine, qui sait ?
A.B

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