C’est dans le Mercantour et plus précisément dans la vallée de la Vésubie que nous séjournerons.
Lundi 4 septembre : partis de Nyons le matin par un itinéraire en grande partie autoroutier, nous arrivons dans la vallée de la Vésubie pour le pique-nique que nous prendrons à Utelle, village perché dominant la vallée de 400m.
Pour nous mettre en jambes, nous irons à pied jusqu’au sanctuaire de la Madone d’Utelle situé à près de 1200m. Le rythme est modeste car la chaleur et le manque d’entraînement se font sentir. Le paysage est magnifique, des sommets du Mercantour au rives de la Méditerranée.


Puis nous remontons la vallée vers Saint Martin et découvrons les stigmates de la tempête Alex qui avait dévastée la région en octobre 2020 ; le lit de la rivière est méconnaissable par endroits; des morceaux de route et des ponts provisoires, construits au milieu d’un chaos de blocs, nous permettent d’atteindre le Boréon.
« Souhait pour ceux qui étaient, ceux qui restent
d’un Mercantour apaisé de toutes ses blessures
après le passage en octobre 2020 de ce déluge »
Mardi 5 septembre : nous partons de la Vacherie du Boréon (grande ferme d’élevage) pour le refuge de la Cougourde. Le chemin monte régulièrement à travers une belle et dense forêt de pins jusqu’à l’alpage où le troupeau profite de l’herbe épaisse.
« Sans même un regard –
Sur le tapis de gentianes
Un veau se soulage »
Par un chemin plus pentu et très bien tracé, nous atteignons le refuge situé au pied de la falaise de 400m, paradis des escaladeurs. Nous continuons notre progression à flanc de montagne en traversant un beau pierrier. D’un petit col, vue magique sur le lac de Trecolpas (2156m), avec en fond de vallée le Pas des Ladres et au sud la Cime de l’Agnelière.
« Cimes plein la vue –
Récompense les marcheurs
Bonheur d’être en sueur »
Compte tenu du niveau assez bas du lac, nous nous installons sur l’île devenue presqu’île.
Quelques courageux profitent des eaux transparentes et froides (14°C à vue de main) pour se baigner.




Ce bain revigorant est suivi du pique-nique et d’un moment de repos pour s’imprégner de cette si belle nature. Notre retour se fera par un chemin pentu face au Mont Pelago puis le long du Boréon.
« Galets rondouillards –
La rivière avec patience
Leur a limé les dents ».
Après 13 km et 780m de dénivelé nous profiterons d’une bonne soirée au gîte.
Mercredi 6 septembre : le but de la randonnée du jour est le lac Nègre (2356m) niché dans dans un écrin de pierres. Après le col de Salèse, nous prenons le large sentier qui monte au lac. Ici aussi le chemin est très bien tracé et consolidé par de nombreuses marches; après une belle forêt de mélèzes nous montons dans un environnement très minéral.
« Le souffle du vent
Dans les feuilles du mélèze –
Un Ave Maria »
Le ciel est toujours aussi bleu et la température agréable car un léger vent souffle. Le lac de type glaciaire est dominé par la Tête des Tablasses et la Pointe Giegn. Le vent crée des vaguelettes sur le lac aux eaux foncées. Repas et repos pris sur une petite plage herbue.



« Miroitements des eaux réchauffées par le soleil
Picotements des yeux rougis par le soleil
Temps magnifique
Pureté du ciel extra bleu »
Nous redescendons par un autre chemin qui est une ancienne piste militaire et gagnons le lac Graveirette, joli plan d’eau au milieu des arbres ; des herbes courent et ondulent sur l’eau. Un petit coin propice à la baignade pour les plus téméraires.
« Eau cristalline, profonde et glaciale
Bains tonifiant et vivifiants
Bonheur d’une baignade dans les eaux pures des lacs »


Nous continuons notre descente par cette ancienne piste et retrouvons avant le col de Salèse notre sentier. Une fois revenus au chalet, nous profitons d’une séance de relaxation et d’étirements, animée par Claire. De quoi nous rendre toute notre énergie.
« Effort de la grimpe sur des pentes parfois sévères
puis réconfort par un massage de mains d’expert »
Jeudi 7 septembre : notre objectif aujourd’hui est la Cime de la Valette à 2446m. Par une longue montée pentue et régulière le chemin atteint le refuge et le lac des Adus qui n’est plus qu’une mare.




«Sorbier généreux
Le geai savoure ses baies
Avant d’y plonger »
Nous poursuivons par un pierrier pour atteindre le col puis la cime d’où nous profitons d’une vue à 360° sur les sommets du Mercantour. La descente est plus technique car nous traversons un pierrier de gros blocs le long du Caïre Archas sur près de 500m.



« Des jambes très éprouvées, des mollets bien bronzés
Mon Dieu que la montagne est belle… (il avait raison JF) »
Nous retrouvons au lac des Adus et le chemin que nous avions pris en montant. Encore une belle journée à profiter du soleil et des paysages. Nouvelle séance de relaxation avant la soirée au gîte.
Vendredi 8 septembre : départ matinal du gîte pour une visite rapide du vieux centre ville de Saint Martin de Vésubie. Les ruelles étroites et les maisons aux crépis colorés font penser à l’Italie.
Notre retour se fera à travers le Mercantour, en remontant la vallée de la Tinée et en rejoignant Barcelonnette par le col et la route de la Bonette (2802m) ; des paysages à couper le souffle, beaucoup de vélos et de motos. Arrivée à Nyons en fin d’après midi.
« Équipe joviale – joyeuse équipée
Sourires et bonne humeur
Richesse des qualités, caractère, connaissances et différences de chacun-e
Convivialité, attention bienveillante, tous pour un – un pour tous
Doux ronflement, petit ronronnement, joie des nuitées collectives »
Merci à Robert pour les Haïkus et aux participants pour leur contribution écrite mise en page par Agnès. JM

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